le diablog d'un esthète épicurien
Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 16:34

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Ca y est! Enfin! j'ai apporté ce week-end la touche finale à l'écriture de mon premier roman.

Son titre "Infarctus"

 

Vous pouvez le découvrir sur le site InLibroVeritas en cliquant sur ce lien infarctus

 

Il sera aussi certainement édité en format papier.

Ce fut un travail passionnant, de longue haleine, que j'ai entrepris en juillet 2010, il y a déjà 16 mois.

 

Je ne saurais trop recommander le site d'ILV (InLibroVeritas) où il se passe plein de choses intéressantes pour ceux qui aiment lire et écrire.

 

la totalité de mes textes y sont publiés, et totalisent 9260 lecteurs à ce jour. Un triomphe!

Par Aramyst - Publié dans : Au fil des jours
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 15:59

40555718-le-louvre-hermaphrodite-statue.jpg Il faisait déjà presque jour lorsque l’amie d’Herma fit irruption dans la chambre. Nous nous étions assoupis dans les bras l’un de l’autre. Sans plus de cérémonie, elle laissa choir sa robe sous laquelle est était nue et vint s’allonger entre nous. Herma retrouva instantanément une vitalité étonnante, et j’assistais un peu médusé aux caresses puis à l’accouplement des deux femmes. Herma posséda Thaïs, elle répondait à cet étrange prénom, d’abord par le sexe, puis par le cul. Lorsqu’elle eut déchargé, elle m’invita à prendre sa place. Je dois dire que les jeux des deux donzelles, juste sous mes yeux, m’avaient excité au plus haut point, et bien que seule Herma m’intéressa vraiment, je ne résistais pas au plaisir de profiter de sa copine, d’autant plus que ça avait l’air de beaucoup plaire à Herma, qui se masturba en nous regardant. Je la pénétrais donc à mon tour par toutes les voies possibles, et alors que je la prenais en levrette, je sentis à nouveau le sexe d’Herma qui cherchait à s’immiscer dans mon tréfonds. Nous fîmes alors le petit train, harmonisant la cadence de nos mouvements asynchrones, jusqu’à nous écrouler tous les trois dans un même spasme, ivres de fatigue.  

 

Le soleil était déjà haut quand nous nous levâmes. Les filles avaient un train à prendre pour Paris, et je devais superviser les derniers transports et le démontage des stands. Je les invitais pour un brunch reconstituant, mais quelque chose était resté dans la chambre, l’ambiance entre nous n’était plus la même. Le sourire d’Herma ne parvenait pas à dissiper l’ombre qui avait envahi son visage. A plusieurs reprises, j’ai essayé de savoir ce qui n’allait pas, et à force d’insister elle fini par se confier. Il y a des moments où elle en avait marre. Elle se sentait vieillir et aurait aspiré à une relation plus stable, mais elle se sentait déjà trop femme pour n’être qu’avec une femme, et encore trop homme pour se contenter d’un homme. Autant elle avait délibérément choisi sa singularité et en avait fait au début une cause militante, elle avait l’impression aujourd’hui d’être une bête de foire et répugnait de plus en plus à dévoiler sa transsexualité. En partant elle me remercia pour mon écoute, c’était rare qu’elle se laisse aller aux confidences, les gens ne voyaient trop souvent en elle qu’un objet sexuel. Nous échangeâmes nos numéros de portable.

 

Pour moi, l’expérience était unique, dans tous les sens du terme et le resterait. J’ai essayé plusieurs fois par la suite de la contacter mais je suis toujours tombé sur sa messagerie. Plusieurs mois plus tard, près de deux ans en fait, je reçu un texto où Herma me faisait part de son désir de parler. J’entamais alors une relation importante et ne donnait pas suite dans l’immédiat. Quand je voulus la rappeler, j’apprenais que ce numéro n’était plus attribué. J’ai essayé de chercher la trace de sa vie publique sur le net sans parvenir à trouver d’évènements récents. Je me demande ce qu’elle est devenue.

 

Seulement ais-je appris que son amie, Thaïs Jordan, starlette anglaise de seconde zone, dont la seule heure de gloire fut sa participation à une émission de téléréalité british, atteinte du Sida, s’était suicidée. Etait-ce la raison de la retraite d’Herma, et son choix de vivre dans l’ombre ?

 

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Par Aramyst - Publié dans : Entre fantasmes et réalité - Communauté : Carnets Libertins la suite
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 09:26

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Herma mis fin à mes hésitations en venant se lover contre moi, accentuant la pression des ses seins contre mon torse, de ses lèvres sur mon cou, de son sexe contre mes cuisses, et de ses mains sur mes fesses. Il était trop tard pour que je recule, j’étais envouté. Elle me débarrassa de mes vêtements et entrepris de me sucer copieusement.          

 

Elle s’allongea ensuite sur le lit et m’attira sur elle, guidant ma tête de ses mains en direction de son sexe. J’avais encore quelques réticences à appréhender ce morceau de chair trop semblable au mien. La seule verge que j’avais tenue en main c’était la mienne, alors de là à en prendre une dans ma bouche. Je refermais délicatement mes doigts sur l’objet, j’estimais qu’il devait être un peu moins long et plus mince que le mien, une version « féminine » en somme. J’aurais eu plus de difficultés avec un gros chibre. J’enfournais enfin le gland entre mes lèvres, le suçant et le lapant avec la langue comme je le ferais avec une glace. La texture, l’odeur, étaient nouveaux pour moi, mais j’y pris du plaisir, m’aventurant plus avant sur la hampe, l’enduisant de salive, reconnaissant sous ma langue les veines, le frein et le sillon. Il faut croire que je ne me débrouillais pas trop mal, car Herma, la tête renversée en arrière, commençait à gémir.

 

M’introduire en elle ne constituait pas une expérience nouvelle. Ce passage m’avait été livré par plusieurs de mes partenaires, et je savais comment préparer le terrain pour m’enfoncer en douceur, pour un plaisir commun maximum. Usant d’abord de ma langue, d’un doigt, puis de plusieurs, j’assouplissais la chair du rectum, donnais de l’élasticité aux parois du trou.   

 

Je pénétrais donc sans difficulté dans ce conduit, lentement, progressivement, sans à coup, m’immobilisant quelques instants au fond, puis commençais à bouger en elle. Nos ébats, tantôt langoureux, tantôt frénétiques, combinant toutes les positions possibles dominé-dominant(e), s’étirèrent au maximum de nos possibilités. Jusqu’à ce que je jouisse et m’éjecte, haletant, terrassé, vaincu.     

 

Je ne sais pas combien de temps je me suis reposé, retrouvant peu à peu une respiration normale, profonde, en partie déconnecté du réel. Herma n’entendait de cette oreille que je profite trop longtemps du repos du guerrier. Elle avait envie de jouer, c’est vrai qu’elle n’avait pas eu son compte, et s’ingéniait à exciter mes zones sensibles, de ses lèvres, ses dents, ses doigts, ses bouts de sein.

 

Je ne me suis pas rendu compte qu’elle avait enduit son sexe de gel lubrifiant, lorsque je sens ce bâton de chair qui vient s’appuyer sur mon anus et tente de se frayer un passage, sans violence, mais résolument. Je panique un peu. Peur d’être possédé, dominé, peur d’avoir mal, peur de ce que je vais ressentir, peur de l’inconnu…

 

La sensation est très étrange, et Herma sait s’y prendre. Enfournant le gland puis l’extrayant avant de revenir à nouveau. Je sens ce sexe qui s’enfonce en moi, se fraye en chemin dans mon rectum. Il y une douleur sourde combinée à plaisir intense. J’essaye de me décontracter au maximum, pour ne pas exercer de pression sur sa queue, mes muqueuses sont plus souples, et les allées et venues d’Herma s’intensifient. Je la sens éjaculer en moi, j’ai presque l’impression de sentir le jet de sperme malgré la capote. Lorsqu’elle se retire, c’est comme si elle était encore en moi, c’est un plaisir à fleur de peau, un fourmillement exquis qui se prolonge, et que j’emporte dans le sommeil.  

Par Aramyst - Publié dans : Entre fantasmes et réalité - Communauté : Carnets Libertins la suite
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 21:50

avertissement; ce texte est une petite récréation que je m'accorde  dans mon travail d'écriture plus "sérieux" d'un roman débuté il y a un an, et qui me permet de renouer avec les histoires érotiques. Je pense que le résultat est plutôt satisfaisant

.

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Je sortais d’une semaine harassante. Exaltante, oh combien, mais harassante. Pratiquement nuit et jour sur le pied de guerre, à être à l’affut du moindre petit grain de sable qui pourrait gripper la machine, et transformer une manifestation à succès en fiasco. J’avais en charge pour le compte de la municipalité le réceptif du festival de cinéma des Mondes Latins. Toute la partie artistique, le choix des films, le jury, les réalisateurs et acteurs à solliciter, les récompenses, la promotion, était gérée par une association partenaire. Je pilotais donc une équipe d’une vingtaine de personnes, dont les missions consistaient à réserver les titres de transports des personnalités invitées, les chambres d’hôtels, les repas, à effectuer les rotations depuis la gare ou l’aéroport, et ensuite les accompagnements aux différents lieux, hôtels, restaurants, salles de projection,  les réservations et l’organisation des cocktails, lunchs, soirées.

 

Ce soir, c’était la soirée de clôture, les prix venaient d’être remis, et je pouvais enfin commencer à souffler, plus rien de fâcheux ne pouvait arriver. J’étais en roue libre, baissant quelque peu la garde. Le champagne et la fatigue mêlés me procuraient une douce euphorie.

 

Le monde des affaires et de la finance, celui des institutionnels politiques ou administratifs, et celui des artistes communiaient satisfaits autour du vin qui coulait à flot, on pouvait croire que les montagnes finissaient par se rencontrer ce soir, s’apprécier et se comprendre. Je délaissais les tables officielles au centre de la salle des Ambassadeurs, pour me réfugier en périphérie, où dans une lumière plus tamisées les vraies rencontres s’opéraient.

 

Je discutais avec Olivier M., acteur-réalisateur dont le premier film venait d’être présenté, originaire de la ville voisine, et dont la reconnaissance n’était pas alors celle qui est la sienne aujourd’hui. Il était déjà sévèrement barré en ce début de soirée, et fustigeait les comédiens présents, en particulier Emmanuelle Devos, qu’il appelait « la Gravos », affichant une attitude dédaigneuse pour cet ancien flic. Moi, je le comprenais, moi, j’étais son meilleur ami (du moment), et ensemble nous allions monter un festival du polar. Ce disant, il me laissa pour aller refaire le plein du coté du buffet et je ne l’ai pas revu par la suite.

 

Deux femmes demandèrent à s’asseoir aux places libres de cette table. Toutes les deux d’un physique agréable, la quarantaine, je tombais immédiatement sous le charme de l’une d’elle. Grande, environ un mètre soixante quinze, longiligne, elle avait de longs doigts fins, de jolies épaules, des jambes fuselées, mise en valeur dans une robe bleue simple, bien coupée. Son visage en triangle entouré de cheveux mi-longs cendrés, était éclairé par chacun de ses sourires radieux, ses lèvres bien dessinées invitaient aux baisers. Tout à fait le genre de femme qui m’attire.

 

J’appris qu’elle donnait quelques répliques à Jean-Pierre Léaud, dans un film de Bertrand B., jeune réalisateur un peu marginal, qui figurait au palmarès du festival. Le metteur en scène était monté sur scène avec l’actrice principale pour recevoir la récompense.

 

Allemande d’origine, Herma Voss, c’était son nom, vivait en Belgique, et avait déjà tourné de petits rôles dans des téléfilms anglais que nous avions peu de chance de voir jamais. Elle s’exprimait dans un français parfait presque sans accent, alors que son amie anglaise s’exprimait difficilement dans notre langue. 

 

Celle-ci, une blonde aux yeux azurs avait des formes un peu plus accentuées et attirait d’avantage le regard des autres hommes, mais je trouvais pour ma part que son nez aquilin et sa bouche trop carnassière nuisaient à sa beauté. Le succès qu’elle rencontrait me permit en tous cas de rester seul un moment avec Herma et de lui faire la cour.

 

En fin de soirée, je la raccompagnais à son hôtel. C’était pratique, nous n’avions pas à sortir de l’enceinte du bâtiment, le Palais des Congrès étant relié au Casino et à l’hôtel par différentes coursives.

 

Herma m’invita à prendre un dernier verre dans sa chambre, ce que je m’empressais d’accepter. Debout dans sa chambre, une coupe de champagne à la main, je pu enfin cueillir ce baiser langoureux que je convoitais sur ses lèvres semblables à un fruit mûr.

 

Je fis ensuite glisser la fermeture de sa robe, dévoilant un dos délicieusement cambré. Elle ne portait pas de soutien-gorge et sa poitrine ferme, modeste toutefois, touchait à la perfection. Continuant l’exploration de son corps, je plongeais la main dans son string noir et la retirais aussitôt, électrisé par ce que mes doigts avaient reconnu : un pénis.

 

Mon premier réflexe fut de prendre la poudre d’escampette. J’avais été berné sur la marchandise. Et puis j’étais résolument hétéro, et sans être le moins du monde scandalisé par les pratiques homosexuelles, je me disais que je n’en avais rien à faire.

 

Herma, qui avait libéré son membre du carcan de tissu m’observait, goguenarde. D’un autre coté, Herma présentait, hormis ce sexe masculin, tous les attributs d’une femme, et parmi les plus jolies qu’il m’avait été donné de connaître. Elle était loin des quelques clichés de transsexuelles que j’avais vus jusqu’alors, dont la mâchoire trop carré, les attaches grossières, le port même, n’arrivaient pas à faire oublier leur origine masculine, si bien que je ne les distinguais guère des travelos.

 

Chez elle, tout n’était que grâce, sa voix légèrement grave, était suave, et cadrait totalement avec sa physionomie, et oui, j’avais terriblement envie d’elle. 

 

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Par Aramyst - Publié dans : Entre fantasmes et réalité - Communauté : Carnets Libertins la suite
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Mercredi 24 août 2011 3 24 /08 /Août /2011 14:22

 

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A ma droite, Lisa Lyon, née en 1953, première femme championne du monde de bodybuilding en 1979.

 

Elle est également connue pour avoir été la compagne de Bernard Lavilliers dans le début des années 80 (c’est elle qui en fera ce Mr Muscle un peu arrogant qu’il était alors, je préfère le vieux baroudeur d’aujourd’hui).

 

Elle a été aussi l’égérie de Mapplethorpe qui l’a photographiée dès ses débuts (elle était alors maigre et plate comme une limande). Elle partage son rôle d’égérie de ce grand photographe, avec  Patti Smith, dans un autre registre.

 

A ma gauche, Robert Mapplethorpe, (4/11/1946 – 9/3/1989), grand photographe du XXème siècle, connu pour ses photos qui bousculèrent, à l’époque, les bonnes mœurs, en affichant des attributs sexuels, des corps posant dans des attitudes provocantes, homosexuelles ou BDSM.

Le résultat de leur collaboration, dans le dossier Mes Images en cliquant Ici

 

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Par Aramyst - Communauté : Carnets Libertins la suite
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